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AVANT-PREMIÈRE

JUSQU’À LA GARDE

de Xavier Legrand

France · 2017 · 1h33 · VF
Avec : Denis Ménochet, Léa Drucker, Mathilde Auneveux

 

Le couple Besson divorce. Pour protéger son fils d’un père qu’elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu’elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n’arrive.

 

Primé à Venise et à St Jean de Luz, Jusqu’à la garde est un vrai-faux premier long métrage puisque le réalisateur Xavier Legrand y reprend le dispositif narratif de son premier film court, Avant que de tout perdre – avec Léa Drucker – dont le succès en 2014 avait été retentissant (Oscars, César, festival de Clermont-Ferrand…). Les problématiques de la violence conjugale étaient déjà au cœur d’un récit immersif. La « version longue » gagne en subtilité, à l’image de son titre au double sens vénéneux. Jusqu’à la garde s’ouvre en une séquence pleinement fondatrice : l’audition du couple devant la juge des affaires fa- miliales pour décider de la garde de leur fils. Non seulement cette séquence oriente le scénario et sa cohorte de péripéties, mais elle donne aussi le ton du film avec ses partis pris de mise en scène qui créent la tension. Filmée dans l’intensité de sa durée, cette scène installe le spectateur à la place de la juge, le confronte à ses doutes et à la parcellarité de son point de vue. La suite du film est à l’avenant : sidérant, inconfortable, effrayant. Xavier Legrand avoue ses aspirations, de Kramer contre Kramer à Shining, en passant par La Nuit du chasseur. Pour autant, nul cinéma de genre ici, même si certaines scènes sont éprouvantes pour les nerfs. Le travail sur le son en particulier est anxiogène (la dramaturgie sonore est aussi soignée que certains plan-séquences) et les co- médiens sont tous parfaits, malgré des partitions mutiques difficiles à tenir. Jusqu’à la garde appuie courageusement là où ça fait mal, en un point névralgique entre conju- galité et parentalité. Un film dont la vision est aussi glaçante qu’illuminante. ⎥ NICOLAS MILESI

 

 

Une soirée organisée en partenariat avec Le Club Soroptimist de Bordeaux et La Maison de Simone.

Tarif unique › 10 €.

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Places en vente le soir même auprès du Club Soroptimist de Bordeaux, dans le hall du cinéma. Les bénéfices de la soirée seront reversés à l’association La Maison de Simone.

Rendez-vous
Les cartes Passe gazette et 36 chandelles
10 places pour 50€ ou 36 places pour 156,60€
Valables 2 ans - non nominatives - rechargeables
> Les bonnes formules

Jeudi 24 mai
OPÉRA "ROMÉO ET JULIETTE"
Cours par Laurent Croizier
> UNIPOP ARTS, LITTÉRATURE & CINÉMA #30/35

Jeudi 31 mai
Tous les soleils + Une Enfance
Rencontre avec l'écravain, scénariste et cinéaste Philippe Claudel
> UNIPOP ARTS, LITTÉRATURE & CINÉMA #31/35

Vendredi 25 mai à 18h20
VIRGIN SUICIDES
suivi d’un discussion pour les 14-20 ans dans le hall du cinéma
> CINÉ-CLUB SPÉCIAL FILM CULTE

Vendredi 25 mai à 20h30
Pastorales électriques
Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur
> CINÉRÉSEAUX #56

Lundi 28 mai
La Revue des revues + French Cancan
Le Music-hall en France, de la belle époque aux années folles
> UNIPOP HISTOIRE #34/35

Mercredi 30 mai à 19h30
Antonio, lindo Antonio
Projection suivie d’une discussion avec la réalisatrice
> SÉANCE-RENCONTRE

Lundi 4 juin
Le Dernier Été + Jean Zay, un crime français
La République au miroir de Vichy, Jean Zay, par Olivier Loubes
> UNIPOP HISTOIRE #34/35

Samedi 26 mai
SOLO : A STAR WARS STORY
Retrouvez les héros de la saga en chair et en os avant chaque séance
> JOURNÉE COSPLAY