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LES GARDIENNES

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LES GARDIENNES
de Xavier Beauvois
GENRE : DrameFrance · 2017 · 2h14 · VF
Avec : Nathalie Baye, Laura Smet, Iris Bry, Cyril Descours, Gilbert Bonneau, Olivier Rabourdin, Nicolas Giraud et Mathilde Viseux-Ely

1915. À la Ferme du Paridier, les femmes ont pris la relève des hommes partis au front. Travaillant sans relâche, leur vie est rythmée entre le dur labeur et le retour des hommes en permission. Hortense, la doyenne, engage une jeune fille de l'assistance publique pour les seconder. Francine croit avoir enfin trouvé une famille...

L’ouverture du film Les Gardiennes est d’une concision sublime. Sitôt ébauché en un travelling morbide, le front de la Grande Guerre passe hors-champs, tandis que l’année 1915 file en quelques plans : le vé- ritable sujet de cette histoire n’est pas la zone de combat mais la vie des femmes à l’arrière. Et le travail qu’elles assument courageusement jusqu’au retour des hommes. C’est la première fois que Xavier Beauvois adapte un livre à l’écran, pleinement conscient de la trahison inhérente à l’exercice pourvu que « la substance du livre [soit] passée dans le film ». Se qualifiant lui-même de « cinéaste du tournage », Beauvois a beaucoup transformé la narration originelle d’Ernest Pérochon (pa- rue en 1924), livrant une œuvre d’une grande intensité et qui pulvérise le concept traditionnel et sagement pictural du « film d’époque ». Les Gardiennes use avec beaucoup de subtilité de la grammaire du cinéma pour faire advenir la noblesse de la condition paysanne, prise en étau entre de muettes aspirations et un labeur inextinguible. Lorsque le sol- dat Georges écrit à sa mère « Personne ne saura jamais combien nos souffrances sont grandes », on perçoit intuitivement qu’il n’est pas question que du soldat. D’un côté, le film s’attarde sur les visages ex- tatiques (celui des écoliers ou encore celui des ouailles à l’office), avec leurs regards perdus dans le hors cadre, comme tendus vers un idéal qui se dérobe ; ailleurs, le récit déroule des travellings sur les travaux des champs, pleins d’une action fébrile. Le cœur à l’ouvrage est au centre de ce film dont la ferme est le personnage principal. Habituée à l’univers de Xavier Beauvois (Selon Matthieu, Le Petit Lieutenant), Nathalie Baye, taiseuse et déterminée, est à l’unisson de cette histoire d’une émanci- pation féminine irréversible, même si elle n’y a pas le beau rôle. La jeune Iris Bry qui joue Francine est la véritable révélation du film. Sorte de jeune Isabelle Huppert prometteuse, elle irradie véritablement et insuffle aux Gardiennes une modernité troublante. ⎥ NICOLAS MILESI





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