À voix basse s’ouvre sur la mort mystérieuse d’un oncle, fils et frère, autour duquel règne un tabou. Dans une maison imprégnée de silence, où les allusions à sa vie signent la réouverture d’une blessure familiale irrésolue, débute une enquête étouffée depuis l’intérieur, menée par sa nièce Lilia (Eya Bouteraa, pour son deuxième rôle après Les Enfants rouges). L’oncle devient une figure qui met au défi les attentes et les liens des vivants, qui répond en miroir à leurs propres secrets, et qui retrace l’histoire d’un héritage marginalisé, impossible à faire taire réellement. C’est dans cette composition où la mort et la vie s’entretiennent que Leyla Bouzid examine les zones d’ombre de la société tunisienne, et l’impact de la structure sociale sur la vie d’une famille. Exploratrice de l’intime, dès son premier film très remarqué (À peine j’ouvre les yeux), elle dissèque ici le tabou qui réside au plus profond de soi, et se concentre alors sur ces espaces chuchotés, dissimulés derrière les voilages, qui appellent à surgir au dehors, en s’en faisant une transcriptrice passionnante. – Alexandra Constant
À voix basse
Réalisateur(s) : Leyla Bouzid
Acteur(s) : Eya Bouteraa, Hiam Abbass, Marion Barbeau, Feriel Chammari, Selma Baccar
Genre(s) : drame
Origine : France, Tunisie
Durée : 1h53
Synopsis : De retour en Tunisie pour les funérailles de son oncle, Lilia retrouve une famille qui ignore tout de sa vie à Paris. Déterminée à éclaircir le mystère de cette mort soudaine, Lilia se retrouve confrontée aux secrets d'une maison où cohabitent trois générations de femmes.
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