Le dernier Festival du film d’histoire a été marqué par un trio de trois films consacrés à l’histoire contemporaine de la Palestine et d’Israël et réalisé par des femmes. Palestine 36 de Annemarie Jacir a fait forte impression, La Voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania a été récompensé par le Prix du jury professionnel mais c’est Ce qu’il reste de nous de Cherien Dabis qui a été plébiscité par le public. Il faut dire que cette saga familiale sincère et ambitieuse nous donne à la fois à mieux comprendre la succession des guerres, crises et tensions entre 1948 et aujourd’hui mais surtout à saisir le ressenti accumulé et transmis de génération en génération du côté d’une famille palestinienne. C’est cette ampleur, cette incarnation avec son continuum émotionnel qui nous touche d’abord, qui nous secoue ensuite et qui finit par nous bouleverser. Le film d’histoire qui s’impose justement comme le trait d’union chronologique et humaniste entre Palestine 36 (période de domination britannique) et La Voix de Hind Rajab (la guerre à Gaza d’aujourd’hui). – François Aymé
Ce qu’il reste de nous
Réalisateur(s) : Cherien Dabis
Acteur(s) : Saleh Bakri, Cherien Dabis, Adam Bakri, Maria Zreik, Mohammad Bakri
Genre(s) : drame
Origine : Allemagne, Chypre, Palestine, U.S.A., Jordanie, Emirats Arabes Unis
Durée : 2h25
Synopsis : De 1948 à nos jours, trois générations d'une famille palestinienne portent les espoirs et les blessures d'un peuple. Une fresque où Histoire et intime se rencontrent.
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