Maxence Voiseux filme sur le temps long l’enfance et l’adolescence de Gabin dans un documentaire sensible et romanesque, présenté à la Quinzaine des cinéastes. Transmission, vie à la ferme, loyauté, émancipation… il capte à merveille les personnages, les paysages, les animaux, le temps et les tempêtes. Il filme une France oubliée sans misérabilisme, et déploie un sens stupéfiant du rythme et de la beauté. Il a l’œil d’un peintre pour les ciels d’Artois et les pâtures détrempées. Et si le film s’intitule du nom du gamin, le récit initiatique se double, presque à son insu, d’une saga familiale, plus émouvante encore. – Sylvie Buscail › Ciné 32, Auch (Membre du groupe Inédits de l’AFCAE)
Dans Gabin, Maxence Voiseux pose sa caméra sur le fils de la famille Jourdel et il est facile de comprendre l’envie du réalisateur de suivre ce jeune garçon tant sa présence, son naturel et sa sincérité crèvent l’écran ! Au fil des années, sa caméra discrète et la relation de confiance construite avec la famille leur laissent un immense espace d’expression et permettent au film de saisir avec élégance des moments d’une impressionnante intimité. Au plus près de cette jeunesse attachante et emplie de rêves, Gabin raconte aussi avec justesse la transmission, la complexité des liens familiaux et le passage à l’âge adulte. – Alice Nicoli › Cinéma Le Club, Fougères (Membre du groupe 15-25 de l’AFCAE)


