S’il y a une chose de sûre, c’est qu’il vous sera difficile de voir un film plus inclassable que Jim Queen en ce début d’été. C’est trash, c’est queer, ultra référencé et d’une drôlerie absolue. Un bonbon qui casse les codes et qu’on regrette de voir se terminer si vite. Les auteurs y décrivent un univers qu’ils connaissent bien, avec une autodérision sans borne et une tonne de références, de La Petite Sirène à Céline Dion en passant par les bars gay emblématiques du Marais (le Bears’Den, le Quetzal…).
Mais sous couvert d’une comédie acidulée à l’animation pop, Jim Queen est avant tout un film sur l’amour. D’abord celui, florissant, des personnages, et surtout celui des réalisateurs pour une communauté qu’ils adorent moquer, mais à laquelle ils livrent ici une belle déclaration. Une véritable ode à la tolérance et à l’acceptation de soi et des autres.
Bref, en ces temps de canicule, Jim Queen est une vague de fraîcheur à ne surtout pas manquer. – Maëlis Kergrohenn




