Le film d’Annemarie Jacir est indispensable car il revient sur une page fondatrice et pourtant occultée, du conflit israélo-palestinien. Annemarie Jacir nous éclaire, avec une exigence historique et un sens du récit tout à fait remarquable, sur les racines même du conflit. Elle ponctue ses scènes de fiction historique reconstituée par des images d’archives rares et particulièrement éloquentes. Elle rappelle avec force tout l’arbitraire, la violence et la cruauté de la domination britannique, l’ampleur du mouvement de rébellion arabe de cette année-là et enfin les modalités très concrètes de l’installation des premiers réfugiés juifs (avec l’absence de titres de propriétés foncières chez les Palestiniens par exemple). À l’instar de la fresque Ce qu’il reste de nous de Cherien Dabis, prix du Public au Festival du film d’histoire de Pessac (sortie prévue en mars), Palestine 36 s’impose comme un contrepoint historique à l’actualité, tout à fait essentiel. Et cela sans pour autant sacrifier sa dimension artistique de grand film historique. Pendant le Festival, le film a reçu la note de 3,6/4 par le public. Nous plussoyons. – François Aymé
Palestine 36
Réalisateur(s) : Annemarie Jacir
Acteur(s) : Jeremy Irons, Hiam Abbass, Kamel El Basha, Yasmine Al Massri, Jalal Altawil
Genre(s) : drame
Origine : France, Qatar, Palestine, Arabie Saoudite, Grande-Bretagne, Jordanie
Durée : 1h59
Synopsis : Palestine, 1936. La grande révolte arabe, destinée à faire émerger un État indépendant, se prépare alors que le territoire est sous mandat britannique.
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