« Mes films concernent ce qui se passe dans la société, dans l’environnement dans lequel je vis. Donc évidemment, quand on m’enferme durant sept mois dans ce milieu très particulier qu’est la prison, cela va se retrouver dans le cinéma que je ferai. […] Je fais des films en fonction de ce que je vis […]. En sortant, je me suis senti obligé de faire un film aussi pour ceux que j’avais rencontrés en cellule. Je leur devais ce film-là. J’en parle à partir de mon expérience personnelle, mais cette expérience est synchrone de ce qui s’est passé simultanément dans la société iranienne en général, avec la révolution Femme-Vie-Liberté à partir de l’automne 2022. Énormément de choses ont changé au cours de cette période.» – Jafar Panahi
« Palme d’or à Cannes cette année, Un simple accident est un thriller d’une efficacité imparable ainsi qu’une charge à la fois brutale et burlesque contre le pouvoir. Jafar Panahi, considéré comme le chef de file de la “Nouvelle Vague iranienne” (Lion d’or à Venise en 2000 pour Le Cercle, Ours d’or à Berlin en 2015 pour Taxi Téhéran et Prix du scénario à Cannes en 2018 pour Trois Visages), signe une œuvre frontale, hantée par la mémoire de la répression du régime iranien. Tourné clandestinement près de Téhéran, il met en scène un banal trajet en voiture menant à un vertigineux engrenage. Quête de justice pour certain·e·s, de vengeance pour d’autres, il devient le théâtre d’une confrontation morale entre les personnages, chacun représentant une facette de la société iranienne. Puissant et nécessaire. » – Sylvie Buscail, exploitante au ciné 32 (auch), membre du groupe inédits de l’AFCAE




