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UNIPOP HISTOIRE #03/36

LES ÂMES MORTES

de Wang Bing · Sélection officielle Cannes 2018 · Chine/France/Suisse 2018 · 8h26 · Doc
Lun 24.09 › 15h15 | 1re PARTIE › 2h46 Lun 24.09 › 20h30 | 2e PARTIE › 2h44 Mar 25.09 › 16h | 3e PARTIE › 2h56

 

Au nord-ouest de la Chine, les ossements d’innombrables prisonniers morts de faim il y a plus de 60 ans, gisent dans le désert de Gobi. Qualifiés d’ “ultra-droitiers” lors de la campagne politique anti- droitiers de 1957, ils sont morts dans les camps de rééducation de Jiabiangou et de Mingshui. Le film va à la rencontre des survivants pour comprendre qui étaient ces inconnus, les malheurs qu’ils ont endurés, le destin qui fut le leur… « Wang Bing, réalisateur quasi clandestin dans son propre pays, ne dément pas avec ce nouveau film sa réputation d’exceptionnel documentariste. Les Âmes mortes est le troisième volet d’une obsession historique et filmique inaugurée pour le cinéaste en 2004, à la lecture d’un ouvrage de Yang Xianhui (Le Chant des martyrs. Dans les camps de la Chine de Mao)»

 

18h30 | LE COURS : RENCONTRE avec Wang Bing, réalisateur, animée par François Aymé.

 

L’INTERVENANT :  Nous sommes honorés d’accueillir le grand cinéaste chinois Wang Bing connu dans le monde entier pour ses œuvres qui auscultent la société et l’his- toire de son pays avec lucidité et exigence. Les Âmes mortes est consacré aux victimes de la campagne chinoise anti-droitiers de 1957 qui ciblaient ceux qui avaient exprimé des critiques envers le gouvernement chinois. Plus de 3200 droitiers pré- sumés de diverses régions de la province du Gansu furent déportés à la ferme d’Etat de Jiabiangou, un goulag (ou « laogai ») dans le désert de Gobi, pour une période de « rééducation idéologique par le travail ». Environ 2 700 prisonniers à Jiabiangou allaient mourir de faim ou de surmenage. Wang Bing a recueilli 120 témoignages, soit 600 heures de rushes et a construit son film en concentrant chaque témoignage de survivant sur une durée de 30 minutes. « On savait qu’un grand nombre de per- sonnes avait été envoyé en camp de rééducation par le travail pour avoir écrit ou prononcé une simple phrase, parfois même pour rien… Mais on ignorait tout de la vie et de la réalité des camps. L’ampleur des purges nous échappait, le nombre des morts, la dimension nationale du mouvement anti-droitier… […] La perspective dont les gens disposaient ne dé- passait pas le cadre d’une famille ou d’un village.»

Rendez-vous
Les cartes Passe gazette et 36 chandelles
10 places pour 50€ ou 36 places pour 156,60€
Valables 2 ans - non nominatives - rechargeables
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Du 19 au 26 novembre
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1918-1939 La drôle de paix
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